

Du smartphone au guichet, de l’emploi au transport : le scénario touche des services utilisés chaque jour. Sources : Tomwsulcer (CC0), Wikimedia Commons ; DanialSchonOfficial / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0) ; Kevin.B, Wikimedia Commons.




Un déménagement, une perte d’emploi ou une création d’entreprise peut encore déclencher une tournée de sites, de comptes et de justificatifs. Le scénario présenté ici part d’une idée simple : ce n’est pas au citoyen de comprendre l’organigramme de l’État.
L’administration resterait complexe derrière l’écran, mais cette complexité deviendrait invisible : une porte d’entrée, puis des services qui se coordonnent entre eux.
Ces nombres servent uniquement à visualiser le principe, pas à mesurer la situation actuelle.

Une partie de cette logique existe déjà — et elle est massivement utilisée
Ces chiffres ne prouvent pas qu’une fusion générale fonctionnerait automatiquement. Ils montrent en revanche qu’un identifiant commun et un guichet multi-services ne sont plus des idées théoriques : les Français les utilisent déjà à très grande échelle.
Lundi matin, Léa perd son emploi. Mardi, elle veut créer son activité.
Dans le système actuel, Léa peut avoir à passer par plusieurs espaces : emploi, prestations sociales, formalités d’entreprise, fiscalité, changement éventuel de revenus, puis parfois un rendez-vous physique ailleurs pour comprendre ce qu’elle doit encore déclarer.
Dans le scénario 2027, elle ouvre une seule application. Elle signale la fin de son contrat, vérifie son adresse et indique qu’elle souhaite créer une entreprise. France Travail et Entrepreneuriat récupère la partie professionnelle, le Service des actions sociales recalcule les droits concernés, les services fiscaux reçoivent les informations auxquelles ils sont autorisés à accéder et un rendez-vous unique lui est proposé au point France Services le plus proche.
Léa n’a pas besoin de savoir quelle administration parle à quelle autre. Elle voit un dossier. Derrière l’écran, plusieurs services travaillent. C’est précisément le principe de l’entonnoir : simplicité devant, toile d’araignée derrière.
Une seule porte devant, une toile d’araignée derrière
Pour le citoyen, tout donnerait l’impression de former un seul service public. Un portail, une application, un réseau de guichets et un dossier cohérent.
Autrement dit : une sorte d’entonnoir. Le citoyen entre par un seul point. Derrière, l’information repart vers les administrations compétentes. La tuyauterie peut être infernale ; ce n’est pas au public d’apprendre le plan des canalisations.
Pour l’usager, un seul tableau de bord. Derrière, chaque branche garde ses spécialistes et ses données, mais l’échange devient automatique.
SPF : une marque commune pour les services publics
La proposition partirait d’une marque mère : SPF — Services publics de France. Elle ne remplacerait pas nécessairement juridiquement chaque organisme. Elle serait d’abord la façade commune du système : même logique d’accueil, même application, mêmes règles d’accessibilité et un réseau physique unifié.
FranceConnect existe déjà et permet de s’identifier sur de nombreux services publics. La proposition consisterait à pousser la logique beaucoup plus loin : non plus seulement « je me connecte avec la même identité », mais « j’entre dans une administration qui me paraît cohérente de bout en bout ».
Un même pays, mais davantage de décisions prises sur place
Le scénario pourrait aussi modifier la répartition des décisions, avec davantage de choix faits au niveau régional. La France conserverait une Constitution, une citoyenneté, la défense, la diplomatie, la justice nationale, la solidarité entre territoires et les grands opérateurs stratégiques. Une part plus importante de la vie publique quotidienne pourrait alors être organisée directement dans les territoires.
Les régions pourraient disposer de budgets plus importants, de pouvoirs de décision renforcés et de la possibilité d’adapter certaines règles dans les domaines qui leur seraient confiés. L’idée serait que ce qui peut être décidé efficacement dans une région n’ait pas besoin de remonter systématiquement au niveau national. Dans les compétences transférées, les régions pourraient donc décider beaucoup plus directement de leur organisation.
Droits, sécurité, grands réseaux, standards techniques, solidarité nationale.
Transport local, formation, économie, culture, logement, organisation territoriale.
Même application nationale, mais des services régionaux différents selon le territoire.
La même application pourrait être utilisée en Bretagne et en Occitanie sans afficher exactement les mêmes priorités. Une région pourrait mettre davantage l’accent sur les liaisons ferroviaires et maritimes, une autre sur les cars ruraux, une filière industrielle précise ou des formations adaptées à son économie. Le compte reste le même ; l’organisation peut varier selon le territoire.
Les grands opérateurs resteraient nationaux, mais leurs directions régionales pourraient disposer de budgets plus importants et d’une marge de décision plus large. France Télécom pourrait accélérer la fibre là où une région la juge prioritaire, Énergie de France adapter certains investissements territoriaux, La Poste organiser ses points de présence autrement, tandis que certaines décisions pourraient être prises localement sans que chaque détail soit défini au niveau central.
La logique serait donc double : garder une porte d’entrée commune pour le citoyen, tout en laissant davantage de choix d’organisation aux territoires.
Une information donnée une fois

C’est probablement le changement le plus concret. Une information officiellement transmise à l’administration ne devrait pas avoir à être répétée partout.
Aperçu fictif : chaque service ne recevrait que les champs qu’il est autorisé à utiliser.
Une nouvelle adresse, propagée automatiquement aux organismes habilités.
Emploi, droits sociaux et accompagnement se coordonnent.
Formalités, accompagnement, fiscalité et situation sociale dialoguent.
Le passage d’un statut à l’autre déclenche les démarches pertinentes.
Le principe n’est pas que chaque agent puisse tout voir. Au contraire. Un conseiller emploi n’a aucune raison d’ouvrir l’intégralité d’un dossier fiscal. Une assistante sociale n’a pas besoin de consulter toutes les données professionnelles d’une entreprise. Le système devrait fonctionner selon le besoin d’en connaître : chaque service reçoit uniquement ce qui lui est nécessaire.
Fraude et erreurs : faire circuler l’information plutôt que la réclamer dix fois
Une donnée officielle — revenu, adresse, emploi, situation familiale — serait déclarée une fois puis synchronisée avec les services autorisés. Résultat attendu : moins d’oublis, moins d’indus et beaucoup moins de possibilités de raconter une histoire différente à chaque organisme.
Le contrôle resterait nécessaire, mais il deviendrait plus automatique : l’administration vérifierait d’abord ce qu’elle sait déjà au lieu de réclamer cinq fois le même justificatif.
Le montant donne l’échelle de l’enjeu. Plus les données officielles concordent automatiquement, plus les contradictions deviennent faciles à repérer.
Ce total recouvre des erreurs volontaires ou non. La donnée préremplie et synchronisée peut donc agir à la fois sur la fraude et sur les simples erreurs de déclaration.
Des économies massives en ligne de mire
La régionalisation ne signifierait pas reconstruire vingt fois les mêmes outils. Ce modèle territorial chercherait au contraire à mutualiser les grandes briques nationales — identité, cybersécurité, paiements, hébergement, achats — tout en laissant aux régions davantage de latitude pour organiser leurs politiques et leurs services. Davantage de marge de décision locale ne voudrait donc pas dire reconstruire les mêmes outils plusieurs fois.

Le deuxième moteur serait budgétaire : fusionner au maximum les doublons. Informatique, hébergement, cybersécurité, centres d’appels, achats, communication, immobilier et fonctions support pourraient être mutualisés à très grande échelle.
Les spécialistes resteraient là où ils sont utiles. Ce qui disparaîtrait surtout, ce sont les couches parallèles autour d’eux : dix plateformes pour dix organismes, dix standards, dix contrats techniques pour rendre presque le même service.
Des briques communes au lieu de reconstruire la même fonction dans chaque organisme.
Des maisons de services publics communes plutôt qu’une collection d’accueils dispersés.
Achats, communication, maintenance et support mutualisés à grande échelle.
Moins de vérifications manuelles quand les données se mettent à jour automatiquement.
À long terme, l’économie recherchée viendrait donc moins des agents que des frontières administratives elles-mêmes : moins de logiciels en double, de locaux dispersés et de dossiers retraités plusieurs fois.
Des guichets uniques, pas seulement une application
Les guichets garderaient une marque nationale commune, mais leur fonctionnement serait largement régionalisé. Une région pourrait choisir d’y renforcer les conseillers mobilité, une autre l’accompagnement agricole, une autre encore l’apprentissage, le logement ou les langues régionales. Même porte d’entrée, mais pas une administration clonée à l’identique sur tout le territoire.

Le tout-numérique serait une erreur. Une application parfaite ne sert à rien à quelqu’un qui ne comprend pas sa démarche, n’a pas de connexion correcte ou a besoin d’expliquer une situation complexe.
Le réseau France Services existe déjà et réunit plusieurs partenaires dans un même lieu. La proposition serait d’en faire l’ossature physique complète des services publics du quotidien, avec davantage de compétences sur place.
Autrement dit, la logique du guichet commun possède déjà un laboratoire grandeur nature. L’élargir reviendrait moins à inventer un principe nouveau qu’à pousser beaucoup plus loin un dispositif qui fonctionne déjà pour des millions de démarches.

Un réseau d’accompagnement qui rassemble déjà plusieurs organismes et aide aux principales démarches.
LA MAISON ADMINISTRATIVE DU QUOTIDIEN
Assistant social, emploi, entreprise, numérique, démarches générales et permanences spécialisées dans un même réseau.
Dans une petite ville, quelques agents généralistes et spécialistes suffiraient, avec des permanences ou de la visioconférence pour les cas complexes. L’usager dirait simplement : « voilà ma situation ». À l’administration de faire la navette — pas au citoyen de servir de clé USB.
Le grand ensemble social
Le socle des droits resterait national, mais leur mise en œuvre deviendrait largement régionale. Les minima et garanties de base seraient les mêmes partout ; chaque région pourrait ensuite ajouter ses propres aides, priorités, barèmes complémentaires et modes d’accompagnement selon son territoire.
Le Service des actions sociales regrouperait l’expérience usager autour des prestations familiales, de la retraite, des minima sociaux et de l’accompagnement social. Cela ne signifie pas supprimer les compétences spécialisées. Un dossier retraite reste un dossier retraite. Une situation familiale complexe reste suivie par des professionnels compétents.
Des acteurs spécialisés, avec des portes d’entrée et des systèmes différents.
Le changement serait surtout organisationnel : le citoyen ne cherche plus quel organisme doit intervenir. Le système le détermine pour lui et coordonne les spécialistes.
France Travail et Entrepreneuriat : de la recherche d’emploi à la création d’activité
Le cadre resterait national, mais la politique de l’emploi pourrait être beaucoup plus adaptée aux réalités régionales : chaque région pourrait orienter fortement les formations, l’apprentissage, les reconversions, les aides à l’embauche et les soutiens aux filières qu’elle juge stratégiques. Une région industrielle, touristique, agricole ou portuaire n’aurait plus à appliquer exactement les mêmes priorités qu’une autre.



Cette branche réunirait recherche d’emploi, formation, reconversion, création ou reprise d’entreprise. Changer de statut ne signifierait plus changer de labyrinthe administratif.
La marque et le dossier resteraient nationaux, mais les régions pourraient reprendre beaucoup plus de contrôle sur les priorités concrètes : formations financées, filières à développer, aides à l’implantation, reconversions, apprentissage et accompagnement des entreprises. Une région industrielle n’aurait pas forcément les mêmes besoins qu’un territoire très touristique ou rural.
L’intérêt serait particulièrement visible lors d’un changement de vie. Une personne qui perd son emploi et envisage de créer une entreprise n’aurait plus à sortir d’un système pour entrer dans un autre. Son accompagnement social, professionnel et entrepreneurial pourrait être coordonné.
À l’échelle d’un programme présidentiel, ce bloc deviendrait surtout la porte d’entrée de tout le parcours professionnel. Perdre son emploi, retrouver un poste, se former, devenir indépendant, reprendre une entreprise ou embaucher ne seraient plus traités comme des mondes administratifs séparés.
Des services stratégiques assumés comme monopoles publics
Le paradoxe serait assumé : des entreprises stratégiques nationales très intégrées, mais des directions régionales dotées de vrais pouvoirs. L’État posséderait le réseau ; les régions pèseraient fortement sur les priorités d’investissement et l’organisation locale.
Le scénario irait plus loin qu’une simple réorganisation administrative. Pour plusieurs secteurs considérés comme stratégiques — télécommunications, énergie, grands réseaux de transport — l’objectif serait de réduire progressivement la concurrence privée jusqu’à retrouver de grands opérateurs publics uniques.
La logique serait celle du service essentiel : l’infrastructure serait pilotée par l’État, avec une mission de couverture nationale, de continuité et de prix aussi bas que possible. Le débat ne porterait alors plus seulement sur la régulation d’un marché, mais sur la possibilité de sortir certains services du marché lui-même.
France Télécom : Orange comme sous-marque d’un opérateur national
France Télécom resterait un opérateur national, mais ses investissements territoriaux seraient co-pilotés avec les régions. Une région pourrait accélérer la fibre rurale, une autre la couverture mobile des axes ferroviaires ou des zones de montagne. Le réseau serait français ; la stratégie de déploiement deviendrait beaucoup plus territoriale.


L’État reprendrait entièrement Orange et ferait renaître France Télécom. Orange resterait la marque grand public ; France Télécom porterait les réseaux, la stratégie industrielle et les investissements.
À terme, le scénario pourrait aller jusqu’au rachat d’autres opérateurs pour tendre vers un réseau public unique : couverture nationale, infrastructures communes et tarifs tirés vers le bas par la taille du système.
Orange · SFR · Bouygues · Free
projet de rachat de SFR
scénario 2027
En juin 2026, Orange, Bouygues Telecom et Iliad ont signé un protocole prévoyant le rachat de SFR pour 20,35 milliards d’euros, sous réserve d’autorisation. La concentration du secteur n’est donc pas imaginaire ; le scénario public pousserait simplement cette logique beaucoup plus loin.
Orange est une entreprise cotée dont la sphère publique française reste actionnaire minoritaire.
Le principal obstacle serait européen : un monopole public de cette ampleur entrerait directement en tension avec les règles actuelles de concurrence et d’aides d’État. Ce serait donc autant un choix européen qu’un choix industriel.
La Poste : moins de lettres, davantage de numérique
Le maillage resterait national, mais chaque région pourrait redéfinir une partie des missions de proximité : présence postale, médiation numérique, services itinérants, identité numérique ou relais dans les zones rurales. La Poste deviendrait un réseau commun à usages régionaux.


La Poste est déjà publique. L’enjeu serait surtout de changer sa mission : moins centrée sur la lettre, davantage sur les communications, l’identité et l’accompagnement numériques.
La Poste ne serait plus seulement une boîte aux lettres physique
Le même espace pourrait réunir courrier officiel, colis, identité numérique, coffre-fort documentaire et messages administratifs sécurisés.
La Poste a distribué environ 5,16 milliards de plis en 2025, soit 8,1 % de moins qu’en 2024. Au premier semestre 2026, la baisse atteignait encore 11,8 % sur un an. Le déplacement vers le numérique n’est donc pas une lubie futuriste : le métier historique se contracte déjà rapidement.

Ses bureaux pourraient devenir des points de communication et d’inclusion numériques : messagerie sécurisée, identité numérique, aide aux démarches et accompagnement des personnes éloignées du numérique. Le courrier baisse ; le réseau, lui, peut rester utile.
SNCF : du chemin de fer à la mobilité nationale
La SNCF conserverait les grandes lignes, les standards, la sécurité et l’interopérabilité nationales. En revanche, les régions disposeraient d’une autonomie très large sur les TER, les cars, les bus, les fréquences, les dessertes, la tarification locale et l’intégration des mobilités. Le système commun servirait donc de colonne vertébrale à des politiques de transport beaucoup plus différenciées selon les régions.


La SNCF deviendrait le bras public de la mobilité nationale, mais avec une régionalisation très poussée. Le réseau national, les grandes lignes et les standards resteraient communs ; les régions piloteraient beaucoup plus librement les TER, cars, bus, dessertes locales, fréquences et correspondances. L’application nationale assemblerait ensuite ces choix régionaux dans un trajet unique.
L’idée n’est plus de vendre un train, mais un trajet complet. Une seule recherche, un seul compte et, quand c’est possible, un seul billet.
La SNCF comme module de mobilité de l’application commune
Le voyageur ne choisirait plus d’abord un opérateur. Il indiquerait où il veut aller, puis le système assemblerait train, car, bus ou covoiturage selon le trajet.

La philosophie serait donc de ne plus raisonner par véhicule mais par déplacement. Si un train n’est pas pertinent, le réseau public doit pouvoir proposer un car. Si le dernier kilomètre manque, un service de covoiturage ou une correspondance locale peut prendre le relais. La SNCF deviendrait moins « société des trains » que colonne vertébrale publique des mobilités françaises.
Les autoroutes sous une Société nationale des voies routières
La propriété et les grands standards resteraient nationaux, mais la gestion pourrait être fortement territorialisée : priorités de travaux, connexions locales, aires, intermodalité et usages spécifiques seraient décidés avec de larges pouvoirs régionaux.

La proposition la plus lourde financièrement serait probablement la reprise progressive des concessions autoroutières privées et leur regroupement dans une Société nationale des voies routières.
Ces montants montrent pourquoi la question des autoroutes dépasse largement le symbole. Le réseau concédé génère des flux de trésorerie de plusieurs milliards d’euros par an. Dans une logique publique, l’enjeu serait de décider où ces recettes vont : dividendes et rémunération du capital privé, ou entretien, investissements routiers, transports collectifs et baisse éventuelle du coût d’usage.
Le réseau autoroutier français mélange autoroutes concédées et infrastructures gérées selon différents régimes.
Les grands axes deviendraient ainsi un patrimoine stratégique dont les recettes serviraient prioritairement à l’entretien, à la sécurité et au financement des mobilités. La reprise pourrait être organisée progressivement, au rythme des concessions arrivant à échéance ou par des rachats lorsque l’État choisirait d’accélérer le calendrier.
D’EDF à « Énergie de France » : électricité, gaz et stratégie énergétique
La souveraineté énergétique resterait nationale, mais la planification locale serait largement décentralisée. Les régions pourraient peser directement sur les réseaux de chaleur, les renouvelables, les bornes de recharge, certaines implantations industrielles et l’aménagement énergétique de leur territoire.


EDF est déjà détenue à 100 % par l’État. Le scénario serait donc de l’élargir : électricité, gaz, recharge, renouvelables et investissements de long terme réunis sous une même stratégie.
Dans sa version la plus ambitieuse, le projet irait jusqu’au rachat de TotalEnergies et à la création d’un grand groupe « Énergie de France ».
Un seul tableau de bord pour l’énergie du foyer
Électricité, gaz, recharge, factures et aides éventuelles pourraient apparaître dans le même espace, avec les données utiles sans multiplier les comptes clients.
Électricité
Gaz
Recharge
Nucléaire
Renouvelables
Carburants
100 % État
offre multi-énergies
fusion élargie
L’intérêt recherché serait moins commercial que stratégique : programmer ensemble production, réseaux, gaz, carburants, recharge et investissements de long terme, avec un même objectif de sécurité d’approvisionnement et de prix public.

Le fil conducteur serait la souveraineté énergétique : un opérateur public capable de planifier sur plusieurs décennies et de traiter l’énergie comme une infrastructure stratégique.
France.Media : un média public conçu pour l’ère des plateformes
France.Media serait national par ses moyens, mais beaucoup plus régional dans ses rédactions. De vraies directions éditoriales régionales pourraient décider de leurs priorités, développer leurs propres formats et donner une place beaucoup plus forte aux cultures et langues régionales, sans attendre qu’un sujet local soit validé depuis Paris.






Avec les réseaux sociaux, les podcasts et la vidéo mobile, le vieux découpage « radio d’un côté, télévision de l’autre » devient moins naturel. France.Media réunirait davantage les moyens de l’audiovisuel public.
Le média public pensé comme une plateforme, pas comme une pile de chaînes
Le même sujet pourrait être consommé en direct, en vidéo courte, en podcast ou en article depuis la même application, puis relayé sur les réseaux sociaux.
Un même reportage pourrait être décliné dès le départ en direct radio, sujet TV, article, podcast et vidéo verticale. Moins de structures doublonnées, davantage de capacité de production.
Des groupes distincts avec des métiers, des antennes et des rédactions propres.
La marque deviendrait un média public complet : chaînes, stations, plateforme vidéo, podcasts, directs et réseaux sociaux, avec une gouvernance protégeant l’indépendance éditoriale.

Cybersécurité : le projet peut être plus sûr… ou créer la cible ultime
Les standards de sécurité resteraient nationaux, mais l’architecture serait pensée pour qu’une région puisse continuer à fonctionner même si une partie du système central tombe. Cette organisation territoriale pourrait aussi renforcer la résilience : centres techniques distribués, équipes régionales et continuité locale.


Un portail unique deviendrait une infrastructure critique. L’avantage : réunir les meilleurs spécialistes cyber, les outils et la surveillance. La règle de sécurité serait l’inverse d’un « super-fichier » : une interface commune, des données distribuées.

Les données restent chez les services compétents, l’interface orchestre les échanges.
Un agent ne voit que les informations nécessaires à sa mission.
Chaque accès sensible laisse une trace consultable et auditable.
Une panne du portail ne doit pas faire tomber la France administrative entière.
Chaque accès sensible pourrait laisser une trace visible par l’usager : qui a consulté quoi, quand et pour quelle démarche.

Le chantier politique que cela ouvrirait en 2027
Ce scénario ne fusionnerait pas seulement des logos : il changerait l’architecture de l’État. Une façade simple pour l’usager, de grands opérateurs publics communs et des régions disposant d’une marge de décision beaucoup plus large dans une partie importante de l’action publique quotidienne.
La logique serait assez simple : la même porte d’entrée partout, mais une organisation plus libre selon les régions. La France resterait un même État, mais la Bretagne, l’Occitanie ou d’autres régions pourraient conduire des politiques publiques sensiblement différentes, adapter certaines règles dans les domaines qui leur seraient confiés et disposer de budgets plus souples, sans que chaque choix doive être validé au niveau central.
Pour 2027, le débat serait alors très concret : combien coûte la transition, quels services fusionner, quelles entreprises racheter, quelles règles européennes renégocier et quelles économies obtenir à dix ou vingt ans ?
La complexité peut rester. Elle doit juste changer de côté du guichet.
L’État français resterait une immense machine. Le changement serait ailleurs : ses rouages deviendraient beaucoup moins visibles pour ceux qui n’ont aucune raison de connaître l’organigramme avant d’obtenir un service.
Un compte. Une déclaration. Un rendez-vous. Puis, derrière, des administrations qui se parlent entre elles.
Dans la campagne présidentielle de 2027, un tel scénario pourrait être évalué à partir de quelques questions très concrètes : combien de systèmes pourraient être mutualisés ? Quel calendrier de rachats et de fusions ? Quelles économies nettes à long terme ? Quel niveau de prix pour les services essentiels ? Quelle architecture de cybersécurité ? Et jusqu’où la France voudrait-elle aller face aux règles européennes de concurrence ?
À ce stade, les logos ne seraient que la partie visible. Le vrai sujet serait l’architecture de l’État derrière eux.
Un cadre commun. Beaucoup plus de décisions prises sur place. Une seule porte d’entrée pour l’usager.
À propos des visuels : les logos présentés dans la colonne « Proposition » sont des maquettes prospectives utilisées pour illustrer ce scénario et ne sont affiliés ni approuvés par les organismes cités. Les marques actuelles restent la propriété de leurs titulaires respectifs et sont montrées uniquement à titre d’illustration et de comparaison.
