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Et si l’État devenait enfin simple ? Le scénario des services publics unifiés pour 2027

Publié le 26 août 2026

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Et si l’État devenait enfin simple ? Le scénario des services publics unifiés pour 2027

À quoi pourrait ressembler une France qui regroupe ses services publics, ses réseaux stratégiques, ses transports, son énergie et ses médias autour de grands ensembles…


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Scénario 2027 · services publics · nationalisations

Et si l’État devenait enfin simple ?

Une seule porte d’entrée pour l’usager, un socle national commun et des régions où beaucoup plus de décisions seraient prises sur place. L’idée serait de simplifier la France sans tout piloter depuis Paris : interface commune, organisation plus locale derrière.

Un compteUn guichetDes données distribuéesDes services coordonnés
Jeunes utilisant leurs smartphonesRéunion de travail autour d’un projetVoyageurs en gare de Lyon-Part-Dieu

Du smartphone au guichet, de l’emploi au transport : le scénario touche des services utilisés chaque jour. Sources : Tomwsulcer (CC0), Wikimedia Commons ; DanialSchonOfficial / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0) ; Kevin.B, Wikimedia Commons.

Le ministère de l’Économie et des Finances à Bercy, à Paris
Bercy, symbole de la grande machine administrative française. Photo : Pline / Wikimedia Commons, CC BY-SA.
Des jeunes utilisant leurs smartphones dans un musée
Une administration pensée pour le téléphone doit rester compréhensible sans mode d’emploi. Photo : Nben54 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Des agents accueillant du public à un guichet de service
Un guichet unique ne signifie pas une administration sans humains : l’accueil reste central. Photo : 玄史生 / Wikimedia Commons, CC0.
Des salariés travaillant dans un grand bureau ouvert
Derrière une porte d’entrée unique, des centaines de métiers continueraient à travailler : l’enjeu serait surtout de mieux les coordonner. Photo : Phil Whitehouse / Wikimedia Commons, CC BY 2.0.

Un déménagement, une perte d’emploi ou une création d’entreprise peut encore déclencher une tournée de sites, de comptes et de justificatifs. Le scénario présenté ici part d’une idée simple : ce n’est pas au citoyen de comprendre l’organigramme de l’État.

L’administration resterait complexe derrière l’écran, mais cette complexité deviendrait invisible : une porte d’entrée, puis des services qui se coordonnent entre eux.

Services publics de France · aperçu fictif
Bonjour, votre espace est à jour
✓ Votre changement de situation a été transmis aux services concernés.
Mes démarches
Mes droits
Travail
Entreprise
Impôts
Rendez-vous
Exemple illustratif
5
comptes
4
justificatifs
3
rendez-vous
→
1
compte
1
transmission
coordination interne

Ces nombres servent uniquement à visualiser le principe, pas à mesurer la situation actuelle.

Logo officiel de FranceConnect
FranceConnect fournit déjà une identité commune pour accéder à de nombreux services : le scénario consiste à pousser cette logique beaucoup plus loin. Source : Gouvernement français / Wikimedia Commons.
Un adolescent utilisant un smartphone
Pour une génération habituée à tout faire depuis un téléphone, l’administration est aussi jugée sur la simplicité de son interface. Photo : TheEgdeLord / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Quelques chiffres pour mesurer le terrain

Une partie de cette logique existe déjà — et elle est massivement utilisée

45 M
d’utilisateurs de FranceConnect en 2026.
500 M
de connexions FranceConnect en 2025.
3 063
espaces France Services recensés début 2026.
1,2 M
d’accompagnements par mois dans France Services.

Ces chiffres ne prouvent pas qu’une fusion générale fonctionnerait automatiquement. Ils montrent en revanche qu’un identifiant commun et un guichet multi-services ne sont plus des idées théoriques : les Français les utilisent déjà à très grande échelle.

Exemple fictif, mais très concret

Lundi matin, Léa perd son emploi. Mardi, elle veut créer son activité.

Dans le système actuel, Léa peut avoir à passer par plusieurs espaces : emploi, prestations sociales, formalités d’entreprise, fiscalité, changement éventuel de revenus, puis parfois un rendez-vous physique ailleurs pour comprendre ce qu’elle doit encore déclarer.

Dans le scénario 2027, elle ouvre une seule application. Elle signale la fin de son contrat, vérifie son adresse et indique qu’elle souhaite créer une entreprise. France Travail et Entrepreneuriat récupère la partie professionnelle, le Service des actions sociales recalcule les droits concernés, les services fiscaux reçoivent les informations auxquelles ils sont autorisés à accéder et un rendez-vous unique lui est proposé au point France Services le plus proche.

Léa n’a pas besoin de savoir quelle administration parle à quelle autre. Elle voit un dossier. Derrière l’écran, plusieurs services travaillent. C’est précisément le principe de l’entonnoir : simplicité devant, toile d’araignée derrière.

Le principe

Une seule porte devant, une toile d’araignée derrière

Pour le citoyen, tout donnerait l’impression de former un seul service public. Un portail, une application, un réseau de guichets et un dossier cohérent.

Côté usager
UNE ENTRÉE
Compte · dossier · rendez-vous · messages
→
Derrière
UN RÉSEAU
Fiscalité · social · emploi · retraite · entreprises · collectivités

Autrement dit : une sorte d’entonnoir. Le citoyen entre par un seul point. Derrière, l’information repart vers les administrations compétentes. La tuyauterie peut être infernale ; ce n’est pas au public d’apprendre le plan des canalisations.

Illustration
Impôts
Retraite
CAF / social
↓
SPF / FranceConnect
↓
Travail
Entreprise
Collectivités

Pour l’usager, un seul tableau de bord. Derrière, chaque branche garde ses spécialistes et ses données, mais l’échange devient automatique.

SPF : une marque commune pour les services publics

La proposition partirait d’une marque mère : SPF — Services publics de France. Elle ne remplacerait pas nécessairement juridiquement chaque organisme. Elle serait d’abord la façade commune du système : même logique d’accueil, même application, mêmes règles d’accessibilité et un réseau physique unifié.

Proposition graphique pour Services publics de France et FranceConnect
Projection graphique du scénario : SPF comme marque mère, FranceConnect comme porte d’entrée numérique.

FranceConnect existe déjà et permet de s’identifier sur de nombreux services publics. La proposition consisterait à pousser la logique beaucoup plus loin : non plus seulement « je me connecte avec la même identité », mais « j’entre dans une administration qui me paraît cohérente de bout en bout ».

Organisation territoriale

Un même pays, mais davantage de décisions prises sur place

Le scénario pourrait aussi modifier la répartition des décisions, avec davantage de choix faits au niveau régional. La France conserverait une Constitution, une citoyenneté, la défense, la diplomatie, la justice nationale, la solidarité entre territoires et les grands opérateurs stratégiques. Une part plus importante de la vie publique quotidienne pourrait alors être organisée directement dans les territoires.

Les régions pourraient disposer de budgets plus importants, de pouvoirs de décision renforcés et de la possibilité d’adapter certaines règles dans les domaines qui leur seraient confiés. L’idée serait que ce qui peut être décidé efficacement dans une région n’ait pas besoin de remonter systématiquement au niveau national. Dans les compétences transférées, les régions pourraient donc décider beaucoup plus directement de leur organisation.

État national
Socle commun

Droits, sécurité, grands réseaux, standards techniques, solidarité nationale.

Régions
Des choix plus locaux

Transport local, formation, économie, culture, logement, organisation territoriale.

Citoyen
Une seule interface

Même application nationale, mais des services régionaux différents selon le territoire.

Services publics de France · Ma région
Bonjour · Bretagne
Votre espace national reste identique. Les services locaux s’adaptent à votre région.
TER & cars
Formation
Aides entreprises
Culture & langues
Exemple concret

La même application pourrait être utilisée en Bretagne et en Occitanie sans afficher exactement les mêmes priorités. Une région pourrait mettre davantage l’accent sur les liaisons ferroviaires et maritimes, une autre sur les cars ruraux, une filière industrielle précise ou des formations adaptées à son économie. Le compte reste le même ; l’organisation peut varier selon le territoire.

Les grands opérateurs resteraient nationaux, mais leurs directions régionales pourraient disposer de budgets plus importants et d’une marge de décision plus large. France Télécom pourrait accélérer la fibre là où une région la juge prioritaire, Énergie de France adapter certains investissements territoriaux, La Poste organiser ses points de présence autrement, tandis que certaines décisions pourraient être prises localement sans que chaque détail soit défini au niveau central.

La logique serait donc double : garder une porte d’entrée commune pour le citoyen, tout en laissant davantage de choix d’organisation aux territoires.

Une information donnée une fois

Documents administratifs posés sur un bureau
Le principe du « dites-le-nous une fois » vise précisément à éviter la répétition des mêmes documents d’un organisme à l’autre. Photo : Alex Robert / Wikimedia Commons.

C’est probablement le changement le plus concret. Une information officiellement transmise à l’administration ne devrait pas avoir à être répétée partout.

Document fictif
Changement de situation
✓ transmis une fois
Adresse : mise à jour
Revenus : mis à jour
ImpôtsSocialTravailRetraite

Aperçu fictif : chaque service ne recevrait que les champs qu’il est autorisé à utiliser.

Déménagement

Une nouvelle adresse, propagée automatiquement aux organismes habilités.

Perte d’emploi

Emploi, droits sociaux et accompagnement se coordonnent.

Création d’entreprise

Formalités, accompagnement, fiscalité et situation sociale dialoguent.

Retraite

Le passage d’un statut à l’autre déclenche les démarches pertinentes.

Le principe n’est pas que chaque agent puisse tout voir. Au contraire. Un conseiller emploi n’a aucune raison d’ouvrir l’intégralité d’un dossier fiscal. Une assistante sociale n’a pas besoin de consulter toutes les données professionnelles d’une entreprise. Le système devrait fonctionner selon le besoin d’en connaître : chaque service reçoit uniquement ce qui lui est nécessaire.

Illustration humoristique d’un bureau envahi de paperasse
Quand cinq organismes demandent la même information, la paperasse devient elle-même une source d’erreurs. Illustration : MZMcBride / Wikimedia Commons.

Fraude et erreurs : faire circuler l’information plutôt que la réclamer dix fois

Une donnée officielle — revenu, adresse, emploi, situation familiale — serait déclarée une fois puis synchronisée avec les services autorisés. Résultat attendu : moins d’oublis, moins d’indus et beaucoup moins de possibilités de raconter une histoire différente à chaque organisme.

Le contrôle resterait nécessaire, mais il deviendrait plus automatique : l’administration vérifierait d’abord ce qu’elle sait déjà au lieu de réclamer cinq fois le même justificatif.

508,8 M€
fraudes détectées par les Caf en 2025

Le montant donne l’échelle de l’enjeu. Plus les données officielles concordent automatiquement, plus les contradictions deviennent faciles à repérer.

1,27 Md€
sommes versées à tort détectées en 2025

Ce total recouvre des erreurs volontaires ou non. La donnée préremplie et synchronisée peut donc agir à la fois sur la fraude et sur les simples erreurs de déclaration.

Des économies massives en ligne de mire

La régionalisation ne signifierait pas reconstruire vingt fois les mêmes outils. Ce modèle territorial chercherait au contraire à mutualiser les grandes briques nationales — identité, cybersécurité, paiements, hébergement, achats — tout en laissant aux régions davantage de latitude pour organiser leurs politiques et leurs services. Davantage de marge de décision locale ne voudrait donc pas dire reconstruire les mêmes outils plusieurs fois.

Grand centre d’appels avec de nombreux postes de travail
Centres d’appels, support, informatique, achats : la mutualisation vise d’abord les fonctions répétées dans plusieurs organismes. Photo : Singhira / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Le deuxième moteur serait budgétaire : fusionner au maximum les doublons. Informatique, hébergement, cybersécurité, centres d’appels, achats, communication, immobilier et fonctions support pourraient être mutualisés à très grande échelle.

Les spécialistes resteraient là où ils sont utiles. Ce qui disparaîtrait surtout, ce sont les couches parallèles autour d’eux : dix plateformes pour dix organismes, dix standards, dix contrats techniques pour rendre presque le même service.

Informatique

Des briques communes au lieu de reconstruire la même fonction dans chaque organisme.

Immobilier

Des maisons de services publics communes plutôt qu’une collection d’accueils dispersés.

Fonctions support

Achats, communication, maintenance et support mutualisés à grande échelle.

Contrôles

Moins de vérifications manuelles quand les données se mettent à jour automatiquement.

À long terme, l’économie recherchée viendrait donc moins des agents que des frontières administratives elles-mêmes : moins de logiciels en double, de locaux dispersés et de dossiers retraités plusieurs fois.

Des guichets uniques, pas seulement une application

Les guichets garderaient une marque nationale commune, mais leur fonctionnement serait largement régionalisé. Une région pourrait choisir d’y renforcer les conseillers mobilité, une autre l’accompagnement agricole, une autre encore l’apprentissage, le logement ou les langues régionales. Même porte d’entrée, mais pas une administration clonée à l’identique sur tout le territoire.

Une Maison France Services à Villeneuve-de-la-Raho
Une Maison France Services à Villeneuve-de-la-Raho : le réseau physique existe déjà et pourrait devenir la porte d’entrée commune de l’administration. Photo : Wikimedia Commons.

Le tout-numérique serait une erreur. Une application parfaite ne sert à rien à quelqu’un qui ne comprend pas sa démarche, n’a pas de connexion correcte ou a besoin d’expliquer une situation complexe.

Le réseau France Services existe déjà et réunit plusieurs partenaires dans un même lieu. La proposition serait d’en faire l’ossature physique complète des services publics du quotidien, avec davantage de compétences sur place.

98 %
des usagers recommandent France Services
87 %
des démarches résolues dès la première visite
1,2 M
d’accompagnements chaque mois

Autrement dit, la logique du guichet commun possède déjà un laboratoire grandeur nature. L’élargir reviendrait moins à inventer un principe nouveau qu’à pousser beaucoup plus loin un dispositif qui fonctionne déjà pour des millions de démarches.

Aujourd’hui
Logo France Services

Un réseau d’accompagnement qui rassemble déjà plusieurs organismes et aide aux principales démarches.

Proposition

LA MAISON ADMINISTRATIVE DU QUOTIDIEN

Assistant social, emploi, entreprise, numérique, démarches générales et permanences spécialisées dans un même réseau.

Dans une petite ville, quelques agents généralistes et spécialistes suffiraient, avec des permanences ou de la visioconférence pour les cas complexes. L’usager dirait simplement : « voilà ma situation ». À l’administration de faire la navette — pas au citoyen de servir de clé USB.

Le grand ensemble social

Le socle des droits resterait national, mais leur mise en œuvre deviendrait largement régionale. Les minima et garanties de base seraient les mêmes partout ; chaque région pourrait ensuite ajouter ses propres aides, priorités, barèmes complémentaires et modes d’accompagnement selon son territoire.

Façade du siège de la Caisse d’allocations familiales à Paris
La CAF illustre l’un des grands réseaux sociaux que le scénario regrouperait derrière une porte d’entrée commune. Photo : Fabio Gargano / Wikimedia Commons.

Le Service des actions sociales regrouperait l’expérience usager autour des prestations familiales, de la retraite, des minima sociaux et de l’accompagnement social. Cela ne signifie pas supprimer les compétences spécialisées. Un dossier retraite reste un dossier retraite. Une situation familiale complexe reste suivie par des professionnels compétents.

Aujourd’hui
CAFAssurance retraiteMSADépartementsAutres régimes

Des acteurs spécialisés, avec des portes d’entrée et des systèmes différents.

Proposition graphique
Proposition de logo Service des actions sociales

Le changement serait surtout organisationnel : le citoyen ne cherche plus quel organisme doit intervenir. Le système le détermine pour lui et coordonne les spécialistes.

France Travail et Entrepreneuriat : de la recherche d’emploi à la création d’activité

Le cadre resterait national, mais la politique de l’emploi pourrait être beaucoup plus adaptée aux réalités régionales : chaque région pourrait orienter fortement les formations, l’apprentissage, les reconversions, les aides à l’embauche et les soutiens aux filières qu’elle juge stratégiques. Une région industrielle, touristique, agricole ou portuaire n’aurait plus à appliquer exactement les mêmes priorités qu’une autre.

Agence France Travail à Nantes
Une agence France Travail à Nantes. Le scénario 2027 élargirait cette logique jusqu’à réunir emploi, formation et création d’entreprise dans un même parcours. Photo : Wikimedia Commons.
France Travail lors de la Foire de Châlons-en-Champagne en 2025
France Travail en 2025. Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Équipe travaillant sur un projet entrepreneurial autour d’un ordinateur
Une équipe travaillant sur un projet d’entreprise. Rawpixel / Wikimedia Commons, CC0.

Cette branche réunirait recherche d’emploi, formation, reconversion, création ou reprise d’entreprise. Changer de statut ne signifierait plus changer de labyrinthe administratif.

La marque et le dossier resteraient nationaux, mais les régions pourraient reprendre beaucoup plus de contrôle sur les priorités concrètes : formations financées, filières à développer, aides à l’implantation, reconversions, apprentissage et accompagnement des entreprises. Une région industrielle n’aurait pas forcément les mêmes besoins qu’un territoire très touristique ou rural.

Aujourd’hui
France TravailUrssafINPIBpifranceRégions / formation
Proposition graphique
Proposition de logo France Travail et Entrepreneuriat

L’intérêt serait particulièrement visible lors d’un changement de vie. Une personne qui perd son emploi et envisage de créer une entreprise n’aurait plus à sortir d’un système pour entrer dans un autre. Son accompagnement social, professionnel et entrepreneurial pourrait être coordonné.

À l’échelle d’un programme présidentiel, ce bloc deviendrait surtout la porte d’entrée de tout le parcours professionnel. Perdre son emploi, retrouver un poste, se former, devenir indépendant, reprendre une entreprise ou embaucher ne seraient plus traités comme des mondes administratifs séparés.

Des services stratégiques assumés comme monopoles publics

Le paradoxe serait assumé : des entreprises stratégiques nationales très intégrées, mais des directions régionales dotées de vrais pouvoirs. L’État posséderait le réseau ; les régions pèseraient fortement sur les priorités d’investissement et l’organisation locale.

Le scénario irait plus loin qu’une simple réorganisation administrative. Pour plusieurs secteurs considérés comme stratégiques — télécommunications, énergie, grands réseaux de transport — l’objectif serait de réduire progressivement la concurrence privée jusqu’à retrouver de grands opérateurs publics uniques.

La logique serait celle du service essentiel : l’infrastructure serait pilotée par l’État, avec une mission de couverture nationale, de continuité et de prix aussi bas que possible. Le débat ne porterait alors plus seulement sur la régulation d’un marché, mais sur la possibilité de sortir certains services du marché lui-même.

France Télécom : Orange comme sous-marque d’un opérateur national

France Télécom resterait un opérateur national, mais ses investissements territoriaux seraient co-pilotés avec les régions. Une région pourrait accélérer la fibre rurale, une autre la couverture mobile des axes ferroviaires ou des zones de montagne. Le réseau serait français ; la stratégie de déploiement deviendrait beaucoup plus territoriale.

Armoire de fibre optique Orange à Saint-Malo
Une armoire de fibre optique Orange à Saint-Malo : derrière les offres commerciales, les télécommunications reposent sur une infrastructure physique devenue stratégique. Photo : Wikimedia Commons.
Technicien installant un réseau de fibre optique
Un technicien fibre sur le terrain : derrière l’idée d’un opérateur national, il y a surtout des milliers de kilomètres de réseau à construire, entretenir et dépanner. Wikimedia Commons.

L’État reprendrait entièrement Orange et ferait renaître France Télécom. Orange resterait la marque grand public ; France Télécom porterait les réseaux, la stratégie industrielle et les investissements.

À terme, le scénario pourrait aller jusqu’au rachat d’autres opérateurs pour tendre vers un réseau public unique : couverture nationale, infrastructures communes et tarifs tirés vers le bas par la taille du système.

Le marché est déjà en mouvement
4 réseaux
Orange · SFR · Bouygues · Free
→
3 groupes ?
projet de rachat de SFR
→
1 opérateur public
scénario 2027

En juin 2026, Orange, Bouygues Telecom et Iliad ont signé un protocole prévoyant le rachat de SFR pour 20,35 milliards d’euros, sous réserve d’autorisation. La concentration du secteur n’est donc pas imaginaire ; le scénario public pousserait simplement cette logique beaucoup plus loin.

Aujourd’hui
Logo Orange

Orange est une entreprise cotée dont la sphère publique française reste actionnaire minoritaire.

Proposition graphique
Proposition France Télécom avec Orange comme sous-marque

Le principal obstacle serait européen : un monopole public de cette ampleur entrerait directement en tension avec les règles actuelles de concurrence et d’aides d’État. Ce serait donc autant un choix européen qu’un choix industriel.

La Poste : moins de lettres, davantage de numérique

Le maillage resterait national, mais chaque région pourrait redéfinir une partie des missions de proximité : présence postale, médiation numérique, services itinérants, identité numérique ou relais dans les zones rurales. La Poste deviendrait un réseau commun à usages régionaux.

Agence postale communale en France
Le maillage postal pourrait servir de base à une nouvelle mission : courrier, identité et accompagnement numérique, plutôt que laisser le recul de la lettre vider progressivement le réseau de sa fonction. Photo : Wikimedia Commons.
Facteur de La Poste utilisant un scooter électrique professionnel
Un facteur sur un trois-roues électrique de La Poste : le réseau postal reste aussi un service humain de proximité. Photo : Cjp24 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

La Poste est déjà publique. L’enjeu serait surtout de changer sa mission : moins centrée sur la lettre, davantage sur les communications, l’identité et l’accompagnement numériques.

Services publics de France · Courrier & numérique
Ma boîte sécurisée
3 nouveaux courriers
1 document administratif · 1 suivi colis · 1 message sécurisé
📨 Courriers
📦 Colis
🪪 Identité
🔐 Coffre-fort
Document reçu : attestation de droits
Aperçu fictif

La Poste ne serait plus seulement une boîte aux lettres physique

Le même espace pourrait réunir courrier officiel, colis, identité numérique, coffre-fort documentaire et messages administratifs sécurisés.

−8,1 %
courrier 2025

La Poste a distribué environ 5,16 milliards de plis en 2025, soit 8,1 % de moins qu’en 2024. Au premier semestre 2026, la baisse atteignait encore 11,8 % sur un an. Le déplacement vers le numérique n’est donc pas une lubie futuriste : le métier historique se contracte déjà rapidement.

En parallèle, le colis représente désormais plus de la moitié du chiffre d’affaires du groupe. La mission de La Poste s’est déjà éloignée du simple courrier.
Aujourd’hui
Logo actuel La Poste
Proposition graphique
Proposition de logo La Poste élargie aux services numériques

Ses bureaux pourraient devenir des points de communication et d’inclusion numériques : messagerie sécurisée, identité numérique, aide aux démarches et accompagnement des personnes éloignées du numérique. Le courrier baisse ; le réseau, lui, peut rester utile.

SNCF : du chemin de fer à la mobilité nationale

La SNCF conserverait les grandes lignes, les standards, la sécurité et l’interopérabilité nationales. En revanche, les régions disposeraient d’une autonomie très large sur les TER, les cars, les bus, les fréquences, les dessertes, la tarification locale et l’intégration des mobilités. Le système commun servirait donc de colonne vertébrale à des politiques de transport beaucoup plus différenciées selon les régions.

TGV en gare Montparnasse
Un TGV en gare Montparnasse. Dans le scénario envisagé, le train resterait la colonne vertébrale mais serait intégré à une offre publique plus large : car, bus et covoiturage. Photo : Wikimedia Commons.
Voyageurs sur les quais de la gare de Lyon-Part-Dieu
Des voyageurs à Lyon-Part-Dieu : une politique de mobilité se juge d’abord à ce que vit la personne entre son point de départ et son arrivée. Photo : Kevin.B / Wikimedia Commons.

La SNCF deviendrait le bras public de la mobilité nationale, mais avec une régionalisation très poussée. Le réseau national, les grandes lignes et les standards resteraient communs ; les régions piloteraient beaucoup plus librement les TER, cars, bus, dessertes locales, fréquences et correspondances. L’application nationale assemblerait ensuite ces choix régionaux dans un trajet unique.

L’idée n’est plus de vendre un train, mais un trajet complet. Une seule recherche, un seul compte et, quand c’est possible, un seul billet.

Services publics de France · Mobilité
Mon trajet
Village → Paris
1 recherche · 1 réservation
🚌 Car07:35
🚆 TER08:12
🚄 Train national09:05
🚗 Covoiturage12:40
Un seul billet pour le parcours
Aperçu fictif

La SNCF comme module de mobilité de l’application commune

Le voyageur ne choisirait plus d’abord un opérateur. Il indiquerait où il veut aller, puis le système assemblerait train, car, bus ou covoiturage selon le trajet.

Aujourd’hui
Logo SNCF
Proposition graphique
Proposition de nouveau logo SNCF

La philosophie serait donc de ne plus raisonner par véhicule mais par déplacement. Si un train n’est pas pertinent, le réseau public doit pouvoir proposer un car. Si le dernier kilomètre manque, un service de covoiturage ou une correspondance locale peut prendre le relais. La SNCF deviendrait moins « société des trains » que colonne vertébrale publique des mobilités françaises.

Les autoroutes sous une Société nationale des voies routières

La propriété et les grands standards resteraient nationaux, mais la gestion pourrait être fortement territorialisée : priorités de travaux, connexions locales, aires, intermodalité et usages spécifiques seraient décidés avec de larges pouvoirs régionaux.

Péage autoroutier sur l’A41
Le péage de Saint-Martin-Bellevue sur l’A41. Les autoroutes concédées représentent des flux de plusieurs milliards d’euros par an, ce qui explique leur place dans un scénario de reprise publique. Photo : Wikimedia Commons.

La proposition la plus lourde financièrement serait probablement la reprise progressive des concessions autoroutières privées et leur regroupement dans une Société nationale des voies routières.

12,4 Md€
recettes de péage en 2024
9,1 Md€
EBITDA agrégé des concessionnaires
4,3 Md€
résultat net agrégé

Ces montants montrent pourquoi la question des autoroutes dépasse largement le symbole. Le réseau concédé génère des flux de trésorerie de plusieurs milliards d’euros par an. Dans une logique publique, l’enjeu serait de décider où ces recettes vont : dividendes et rémunération du capital privé, ou entretien, investissements routiers, transports collectifs et baisse éventuelle du coût d’usage.

Aujourd’hui
Vinci AutoroutesAPRRSanefAutres concessions

Le réseau autoroutier français mélange autoroutes concédées et infrastructures gérées selon différents régimes.

Proposition graphique
Proposition de logo Société nationale des voies routières

Les grands axes deviendraient ainsi un patrimoine stratégique dont les recettes serviraient prioritairement à l’entretien, à la sécurité et au financement des mobilités. La reprise pourrait être organisée progressivement, au rythme des concessions arrivant à échéance ou par des rachats lorsque l’État choisirait d’accélérer le calendrier.

D’EDF à « Énergie de France » : électricité, gaz et stratégie énergétique

La souveraineté énergétique resterait nationale, mais la planification locale serait largement décentralisée. Les régions pourraient peser directement sur les réseaux de chaleur, les renouvelables, les bornes de recharge, certaines implantations industrielles et l’aménagement énergétique de leur territoire.

Centrale nucléaire de Cattenom
La centrale nucléaire de Cattenom. L’énergie est l’exemple le plus évident d’un secteur où production, réseau, gaz, carburants et investissements de long terme pourraient être pensés comme un même ensemble stratégique. Photo : Wikimedia Commons.
Techniciens travaillant sur une ligne électrique
Des techniciens sur une ligne électrique : une stratégie énergétique nationale se traduit aussi par des réseaux entretenus au quotidien. Photo : Fran Hogan / Wikimedia Commons, CC0.

EDF est déjà détenue à 100 % par l’État. Le scénario serait donc de l’élargir : électricité, gaz, recharge, renouvelables et investissements de long terme réunis sous une même stratégie.

Dans sa version la plus ambitieuse, le projet irait jusqu’au rachat de TotalEnergies et à la création d’un grand groupe « Énergie de France ».

Services publics de France · Énergie
Août 2026
86,40 €
−7 % ce mois-ci
⚡ Électricité
248 kWh
🔥 Gaz
31 m³
🚗 Recharge
42 kWh
📄 Factures
Tout voir
Aperçu fictif

Un seul tableau de bord pour l’énergie du foyer

Électricité, gaz, recharge, factures et aides éventuelles pourraient apparaître dans le même espace, avec les données utiles sans multiplier les comptes clients.

Aperçu du périmètre
⚡
Électricité
🔥
Gaz
🔌
Recharge
☢️
Nucléaire
☀️
Renouvelables
⛽
Carburants
→ un opérateur public stratégique
Une logique en trois étages
EDF
100 % État
→
+ gaz
offre multi-énergies
→
Énergie de France
fusion élargie

L’intérêt recherché serait moins commercial que stratégique : programmer ensemble production, réseaux, gaz, carburants, recharge et investissements de long terme, avec un même objectif de sécurité d’approvisionnement et de prix public.

Aujourd’hui
Logo EDF actuel
Proposition graphique
Proposition de nouveau logo EDF

Le fil conducteur serait la souveraineté énergétique : un opérateur public capable de planifier sur plusieurs décennies et de traiter l’énergie comme une infrastructure stratégique.

France.Media : un média public conçu pour l’ère des plateformes

France.Media serait national par ses moyens, mais beaucoup plus régional dans ses rédactions. De vraies directions éditoriales régionales pourraient décider de leurs priorités, développer leurs propres formats et donner une place beaucoup plus forte aux cultures et langues régionales, sans attendre qu’un sujet local soit validé depuis Paris.

Maison de la Radio à Paris
La Maison de la Radio à Paris. Une structure France.Media viserait à produire une même information pour plusieurs supports — radio, télévision, web, podcast et réseaux sociaux — avec davantage de moyens mutualisés. Photo : Wikimedia Commons.
Une journaliste de télévision en reportage avec un microphone
Le même reportage peut aujourd’hui vivre à l’antenne, sur le web et sur les réseaux sociaux. Photo : Syced / Wikimedia Commons, CC0.
Une journaliste radio en reportage sur le terrain avec un microphone et un casque
Radio, podcast, article, vidéo courte : un même travail journalistique peut déjà alimenter plusieurs formats. Photo : Pagana / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Un animateur ou journaliste devant un microphone dans un studio radio
Le studio radio reste un lieu de production, mais le son finit désormais aussi en podcast, extrait vidéo et publication sociale. Photo : Dom6126 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.
Animateur en studio radio en France en 2026
Fabian Flécheux en studio radio en 2026. Cécile Pereira / Wikimedia Commons, CC BY 4.0.
Journaliste et animateur dans un studio de France Bleu
Journaliste et animateur dans un studio France Bleu. Popventoux / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Avec les réseaux sociaux, les podcasts et la vidéo mobile, le vieux découpage « radio d’un côté, télévision de l’autre » devient moins naturel. France.Media réunirait davantage les moyens de l’audiovisuel public.

Services publics de France · France.Media
À la une
EN DIRECT
Le journal de 18 h
Radio · vidéo · transcription
▶ Vidéo
1 min 24
🎧 Podcast
12 min
📰 Article
4 min
▯ Réseaux
format vertical
Un sujet · plusieurs formats
Aperçu fictif

Le média public pensé comme une plateforme, pas comme une pile de chaînes

Le même sujet pourrait être consommé en direct, en vidéo courte, en podcast ou en article depuis la même application, puis relayé sur les réseaux sociaux.

14,4 M
d’auditeurs quotidiens pour les radios de Radio France début 2026.
4 682
salariés à Radio France fin 2025, pour 762 M€ de chiffre d’affaires.
Illustration du modèle
1 reportage
→
radio · TV · article · podcast · vidéo verticale · réseaux sociaux

Un même reportage pourrait être décliné dès le départ en direct radio, sujet TV, article, podcast et vidéo verticale. Moins de structures doublonnées, davantage de capacité de production.

Aujourd’hui
FRANCE.TVRADIO FRANCE

Des groupes distincts avec des métiers, des antennes et des rédactions propres.

Proposition graphique
Proposition de logo France.Media

La marque deviendrait un média public complet : chaînes, stations, plateforme vidéo, podcasts, directs et réseaux sociaux, avec une gouvernance protégeant l’indépendance éditoriale.

Un groupe de jeunes utilisant leurs téléphones portables
Le service public audiovisuel ne se joue plus seulement sur le téléviseur et le poste de radio : une partie de l’audience est sur le téléphone. Photo : Department of Foreign Affairs and Trade / Irene Scott / Wikimedia Commons, CC BY 2.0.

Cybersécurité : le projet peut être plus sûr… ou créer la cible ultime

Les standards de sécurité resteraient nationaux, mais l’architecture serait pensée pour qu’une région puisse continuer à fonctionner même si une partie du système central tombe. Cette organisation territoriale pourrait aussi renforcer la résilience : centres techniques distribués, équipes régionales et continuité locale.

Salle serveur d’un centre de données de l’École polytechnique
Une administration unifiée en façade reposerait toujours sur des infrastructures techniques réparties et fortement sécurisées. Photo : École polytechnique – J. Barande / Wikimedia Commons, CC BY-SA 2.0.
Équipe de spécialistes en cybersécurité réunie autour d’écrans
Une équipe cyber en exercice : la mutualisation aurait aussi pour objectif de concentrer des spécialistes capables de protéger un réseau public devenu critique. Photo : U.S. Army RDECOM / Wikimedia Commons, domaine public aux États-Unis.

Un portail unique deviendrait une infrastructure critique. L’avantage : réunir les meilleurs spécialistes cyber, les outils et la surveillance. La règle de sécurité serait l’inverse d’un « super-fichier » : une interface commune, des données distribuées.

Illustration d’un cadenas sur un circuit électronique
Centraliser l’accès ne doit pas signifier centraliser toutes les données. Illustration : jaydeep_ / Wikimedia Commons, CC0.
Architecture distribuée

Les données restent chez les services compétents, l’interface orchestre les échanges.

Moindre privilège

Un agent ne voit que les informations nécessaires à sa mission.

Traçabilité

Chaque accès sensible laisse une trace consultable et auditable.

Résilience

Une panne du portail ne doit pas faire tomber la France administrative entière.

Chaque accès sensible pourrait laisser une trace visible par l’usager : qui a consulté quoi, quand et pour quelle démarche.

Façade de l’Assemblée nationale à Paris
Une réforme d’une telle ampleur finirait forcément au cœur du débat politique et législatif. Photo : DiscoA340 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

Le chantier politique que cela ouvrirait en 2027

Ce scénario ne fusionnerait pas seulement des logos : il changerait l’architecture de l’État. Une façade simple pour l’usager, de grands opérateurs publics communs et des régions disposant d’une marge de décision beaucoup plus large dans une partie importante de l’action publique quotidienne.

La logique serait assez simple : la même porte d’entrée partout, mais une organisation plus libre selon les régions. La France resterait un même État, mais la Bretagne, l’Occitanie ou d’autres régions pourraient conduire des politiques publiques sensiblement différentes, adapter certaines règles dans les domaines qui leur seraient confiés et disposer de budgets plus souples, sans que chaque choix doive être validé au niveau central.

Pour 2027, le débat serait alors très concret : combien coûte la transition, quels services fusionner, quelles entreprises racheter, quelles règles européennes renégocier et quelles économies obtenir à dix ou vingt ans ?

En résumé

La complexité peut rester. Elle doit juste changer de côté du guichet.

L’État français resterait une immense machine. Le changement serait ailleurs : ses rouages deviendraient beaucoup moins visibles pour ceux qui n’ont aucune raison de connaître l’organigramme avant d’obtenir un service.

Un compte. Une déclaration. Un rendez-vous. Puis, derrière, des administrations qui se parlent entre elles.

Dans la campagne présidentielle de 2027, un tel scénario pourrait être évalué à partir de quelques questions très concrètes : combien de systèmes pourraient être mutualisés ? Quel calendrier de rachats et de fusions ? Quelles économies nettes à long terme ? Quel niveau de prix pour les services essentiels ? Quelle architecture de cybersécurité ? Et jusqu’où la France voudrait-elle aller face aux règles européennes de concurrence ?

À ce stade, les logos ne seraient que la partie visible. Le vrai sujet serait l’architecture de l’État derrière eux.

Un cadre commun. Beaucoup plus de décisions prises sur place. Une seule porte d’entrée pour l’usager.


À propos des visuels : les logos présentés dans la colonne « Proposition » sont des maquettes prospectives utilisées pour illustrer ce scénario et ne sont affiliés ni approuvés par les organismes cités. Les marques actuelles restent la propriété de leurs titulaires respectifs et sont montrées uniquement à titre d’illustration et de comparaison.

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Sources et crédits