Source : Civitas International — vidéo d’Alain Escada, « Vitraux satanistes pour Notre-Dame ? Mobilisons-nous ! », publiée le 21 mai 2026.
Reste une autre question : qui fait circuler tout ça, et pourquoi ? Parce que Notre-Dame est un cadeau magnifique pour tous ceux qui veulent mettre les Français en colère. Religion, patrimoine, Macron, élites, sentiment de profanation : il suffit de secouer le paquet. Et ça tombe bien, la Russie connaît très bien la recette. Dès 2019, des médias prorusses avaient déjà utilisé l’incendie de Notre-Dame pour raconter que la France avait abandonné ses racines chrétiennes et que la Russie défendait désormais mieux les valeurs européennes que les Européens eux-mêmes. Depuis, les services français ont documenté des dizaines d’opérations russes utilisant fausses informations, faux médias, vidéos truquées et réseaux de comptes pour taper sur les fractures françaises et sur Emmanuel Macron. Est-ce que Moscou a fabriqué l’histoire des vitraux sataniques ? Rien ne permet aujourd’hui de l’affirmer. Mais l’idée qu’un acteur étranger puisse récupérer, amplifier ou pousser une polémique pareille n’a absolument rien de délirant. C’est même suffisamment proche de méthodes déjà documentées pour mériter qu’on regarde qui lance les vidéos, qui les reprend, à quelle vitesse et par quels réseaux. Au fond, c’est peut-être ça le plus intéressant. Les vitraux peuvent être parfaitement innocents. Ils peuvent aussi contenir des références que personne n’a encore démontrées. La polémique peut être totalement française. Elle peut également être amplifiée de l’extérieur. Pour l’instant, plusieurs portes restent ouvertes.
