Dossier citoyen · Octobre 2026

Social-souverainisme :
se fédérer pour exister

Pour 2027, des partis qui se tournaient le dos ont commencé à se parler. Bravo : c'est la meilleure nouvelle depuis longtemps. Mais une alliance de campagne meurt le soir du second tour. Ce dossier propose d'aller plus loin : un grand parti, uni sous un seul nom face aux électeurs, qui fonctionne à l'intérieur comme une fédération souple, sur le modèle de la Ligue de l'enseignement.

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Sommaire
  1. 1. Le constat
  2. 2. Ce qui bouge déjà
  3. 3. La solution
  4. 4. Les critiques, et nos réponses
  5. 5. Ce que nous demandons
  6. 6. Partager ce dossier
  7. 7. Pourquoi ça tient juridiquement
  8. 8. La charte fédérale

1. Le constat

Un électorat immense, une offre en miettes

Les sociaux-souverainistes, c'est environ un Français sur trois

Du noyau dur au réservoir : trois façons de mesurer la même famille.

≈ 5 %

Mesuré

Le noyau dur

Le groupe des « Sociaux-Patriotes » mesuré par Cluster17 : acquis sociaux, État fort, souveraineté. Aux européennes 2024, 68 % d'entre eux ont voté RN, faute d'offre à eux. Cluster17, les Sociaux-Patriotes

≈ 1/3

Estimation de ce dossier

La famille élargie

Tous ceux qui veulent à la fois plus de justice sociale et que la France reprenne la main sur ses grandes décisions. C'est l'électorat que la fédération peut réunir.

55 %

Résultat d'un vote

Le jour où elle a gagné

Le « non » au traité constitutionnel de 2005, social et souverain, venu de gauche comme de droite. Ifop (mai 2025)

Aucun institut ne mesure directement « le social-souverainisme ». Le tiers est une estimation, placée entre ce qui est mesuré (le noyau dur) et ce qui a été voté (2005). Nous le présentons comme tel.

En 2005, une majorité de Français a voté non au traité constitutionnel européen. Ce non ne venait pas d'un seul camp : il réunissait la gauche sociale et républicaine comme des gaullistes sociaux, réunis par la même idée : on ne protège pas les travailleurs si le pays ne décide plus de rien. C'est la famille sociale-souverainiste, et ce jour-là, elle a gagné dans les urnes (Ifop (mai 2025)).

Vingt ans plus tard, cette famille existe toujours. Mais dans les urnes, elle a disparu.

Européennes 2024 : les listes de la gauche républicaine et sociale-souverainiste face au seuil pour avoir des élus
Gauche unie (PCF, Gauche républicaine et socialiste)2,36 %
Nous le peuple (soutenue par République souveraine)0,06 %
Seuil pour obtenir des élus5 %

Deux listes séparées, aucune au-dessus de la barre : zéro élu. Sources : Parlement européen, résultats 2024 et Wikipédia, européennes 2024 en France.

Où sont passés ces électeurs ? Une partie vote pour le plus gros parti qui leur parle de souveraineté ou de social, faute de mieux : les deux tiers du noyau dur ont voté RN aux européennes 2024 (Cluster17, les Sociaux-Patriotes). Une autre partie ne vote plus du tout. Mais le constat est simple : l'électorat n'est pas à inventer, il est à récupérer.

Divisés, chacun reste sous la barre. Unis, on existe enfin. Et ce qui existe peut grandir.

2. Ce qui bouge déjà

Bravo pour 2027. Et maintenant, le long terme

Il faut le dire franchement : ces derniers mois, des responsables politiques ont fait l'effort de sortir de leur couloir. Chaque pas vers l'union mérite d'être salué, parce qu'il coûte toujours un peu d'ego.

  • Le rassemblement derrière Natacha Polony pour 2027

    Début octobre 2026, 93 % des membres de République souveraine consultés ont choisi de soutenir le projet de Natacha Polony plutôt qu'une candidature à eux. À la mi-octobre, le Mouvement républicain et citoyen, héritier de Jean-Pierre Chevènement, lui a à son tour apporté son soutien. Deux familles sociales-souverainistes qui avancent ensemble : c'est exactement ce qu'il fallait faire.

    La limite : C'est une alliance pour une élection. Le soir du second tour, rien n'oblige personne à rester ensemble, et l'élan risque de retomber comme à chaque fois.

    Source : MRC Mayenne (octobre 2026)

  • La Fédération de la gauche républicaine (depuis 2022)

    Plusieurs petits partis de la gauche républicaine, dont le MRC, la Gauche républicaine et socialiste et le mouvement d'Arnaud Montebourg, se sont regroupés en 2022 pour présenter des candidats ensemble.

    La limite : Un vrai pas, mais resté une coalition électorale à gauche, sans étiquette commune durable ni adhésion directe. Aux européennes 2024, la liste qu'elle soutenait n'a eu aucun élu.

    Source : Wikipédia, Fédération de la gauche républicaine

  • L'UDF (1978-1998)

    Une confédération de partis (radicaux, républicains, démocrates-chrétiens) et d'adhérents directs, créée pour peser face au RPR. Chaque parti gardait son identité, tous se présentaient sous une étiquette commune.

    La limite : Elle a été une force majeure pendant vingt ans. Sa faiblesse : elle était bâtie autour d'un homme et d'une élection présidentielle. Quand les chefs se sont divisés, elle s'est défaite.

    Source : Larousse, UDF

  • La Ligue de l'enseignement

    21 000 associations locales et 103 fédérations départementales, réunies dans un même réseau. Chaque association garde son nom, son bureau et ses projets ; le réseau leur apporte la force du nombre, la formation et des services communs.

    La limite : Ce n'est pas un parti. Mais c'est la preuve qu'on peut fédérer des milliers de structures libres pendant plus d'un siècle, sans les fusionner.

    Source : Ligue de l'enseignement

Les rapprochements de 2027 ont ouvert la porte. Il faut maintenant construire la maison, pour qu'elle soit encore debout en 2029, en 2032, et après.

3. La solution

Un grand parti dehors, une fédération souple dedans

Vu de l'extérieur, c'est un seul grand parti, tout le temps, pas seulement en campagne. La souplesse, c'est pour l'intérieur.

Ce que chaque parti garde

  • Son nom et son logo
  • Son chef et ses statuts
  • Ses finances et ses militants
  • Sa ligne sur tout ce qui n'est pas dans le socle

Ce qui devient commun

  • Un socle de six engagements
  • Le nom de la fédération, toujours en premier
  • Un seul groupe d'élus dans chaque assemblée
  • Une seule candidature par circonscription
  • Le financement public, réparti selon une clé écrite

Le socle commun : six engagements, pas un de plus

Ce qui unit la famille sociale-souverainiste tient en six lignes. Tout le reste reste libre.

  1. 1SouverainetéLes grandes décisions se prennent en France, par les Français. Aucun nouveau transfert de souveraineté sans référendum.
  2. 2Produire en FranceUne politique industrielle et énergétique qui relocalise, protège les secteurs stratégiques et garde la maîtrise publique de l'énergie.
  3. 3Services publicsUne école, un hôpital, une gare et un guichet public à portée de chaque territoire, et pas seulement des métropoles.
  4. 4Le travail doit payerVivre de son travail, partager la valeur, et ne jamais laisser une difficulté passagère devenir une exclusion durable.
  5. 5Démocratie directeLe référendum d'initiative citoyenne : le peuple doit pouvoir reprendre la main entre deux élections.
  6. 6La RépubliqueUne nation une et indivisible, laïque selon la loi de 1905, et l'égalité de tous devant la loi.

Les six piliers

1

Une fédération, pas une fusion

  • Peuvent adhérer : les partis, les mouvements, les associations et les citoyens eux-mêmes, en adhésion directe.
  • La double appartenance est la règle : on est membre de son parti et de la fédération.
  • Chaque membre reste libre de son nom, de ses statuts, de ses dirigeants, de son argent et de ses positions hors du socle.
2

Un seul parti aux yeux de la loi

  • La fédération est elle-même un parti politique, avec son association de financement : c'est elle qui investit les candidats aux législatives, sous une étiquette commune.
  • Le financement public est réservé aux partis qui obtiennent 1 % dans au moins 50 circonscriptions (LCP (2024)). Seuls, la plupart des petits partis n'y arrivent pas. Ensemble, ils le dépassent.
  • L'argent est redistribué selon une clé écrite : 70 % aux partis membres, au prorata des voix de leurs candidats ; 30 % au pot commun (formation, campagnes, services).
3

Une seule bannière, tout le temps

  • Le nom de la fédération passe toujours en premier. Tout candidat investi et tout élu se présente d'abord comme membre de la fédération : sur ses affiches, ses tracts, ses réseaux, et à chaque prise de parole. Le parti d'origine vient ensuite, en mention secondaire.
  • Un seul groupe d'élus dans chaque assemblée où la fédération a des élus : Assemblée nationale, Sénat, région, département, commune.
  • Une seule communication nationale : un nom, un logo, des porte-parole communs. Dans les médias, c'est la fédération qui parle, pas dix sigles différents.
  • Pas seulement en campagne : l'étiquette ne se range pas au placard le soir du second tour. C'est un parti permanent.
4

Des règles anti-ego

  • Une seule candidature par circonscription, décidée par accord ou, à défaut, par une primaire locale ouverte.
  • Pour une élection nationale, le candidat est désigné par une primaire ouverte à tous les adhérents.
  • Pas de chef suprême : un conseil fédéral collégial, une présidence qui tourne chaque année, et aucun parti qui dépasse un tiers des voix.
5

Un réseau à la Ligue de l'enseignement

  • Une fédération par département, qui coordonne les comités locaux de tous les partis membres.
  • Une école commune de formation pour les militants, les candidats et les élus : prise de parole, droit électoral, comptes de campagne, gestion locale.
  • Des services mutualisés : conseil juridique, comptabilité, impression, outils numériques. Un petit parti n'a plus à tout payer seul.
6

Une porte d'entrée pour ceux qui ne votent plus

  • L'adhésion directe permet à un citoyen sans parti de rejoindre la famille sans choisir une chapelle.
  • Les adhérents directs ont leurs propres représentants au conseil fédéral, avec les mêmes droits que les partis.

Ce que cette fédération ne fait pas

  • Elle ne fusionne aucun parti : chacun garde son identité en interne, derrière la bannière commune.
  • Elle n'impose aucune position en dehors des six engagements du socle.
  • Elle ne donne à personne, ni parti ni dirigeant, le pouvoir de décider seul.

Le calendrier

Avant la présidentielle de 2027 : une déclaration d'intention signée par les partis qui le souhaitent, sans rien changer à leurs choix de campagne. Juste après : des états généraux du social-souverainisme pour adopter la charte. Objectif : une fédération opérationnelle bien avant les prochaines législatives, et prête à investir des candidats en cas de dissolution.

4. FAQ

Les critiques, et nos réponses

Ces objections reviennent chaque fois qu'on parle d'unir les sociaux-souverainistes. Chacune a sa réponse.

« Encore une union qui va exploser au bout de six mois. »
Les unions explosent quand elles reposent sur un accord oral entre chefs. Ici, tout est écrit : un socle court, des règles de vote, une règle d'investiture, une clé de répartition de l'argent, et une porte de sortie. On peut partir, mais on ne peut pas tout casser en partant. Et l'UDF, construite de cette façon, a tenu vingt ans (Larousse, UDF).
« Qui sera le chef ? »
Personne seul. C'est tout l'intérêt. La fédération est dirigée par un conseil où chaque membre a sa place, avec un président qui change chaque année et aucun parti qui peut détenir plus d'un tiers des voix. Le candidat à une élection nationale est désigné par une primaire ouverte, pas par un accord de couloir. L'ego reste dans les partis ; la fédération appartient à ses adhérents.
« On n'est pas d'accord sur l'Europe : certains veulent sortir, d'autres non. »
Le socle ne tranche pas le détail de cette question : il pose un principe que tous les sociaux-souverainistes partagent, aucun nouveau transfert de souveraineté sans l'accord du peuple, par référendum. Sur la méthode, chaque parti garde sa position et la défend librement. Une fédération, ce n'est pas un catéchisme : c'est une maison commune.
« Les petits partis vont se faire avaler par le plus gros. »
C'est précisément ce que la charte empêche : aucun membre ne dépasse un tiers des voix au conseil, et la charte ne peut être modifiée qu'à la majorité des deux tiers. Chaque parti garde son nom, ses statuts, son chef, ses finances et ses militants. On ne fusionne pas, on se fédère.
« L'électorat social-souverainiste, ce n'est qu'une idée. »
Aucun sondage ne mesure exactement « le social-souverainisme », et nous ne prétendrons pas le contraire. Mais en 2005, 55 % des Français ont dit non au traité constitutionnel, un non à la fois social et souverain, venu de gauche comme de droite (Ifop (mai 2025)). Cet électorat a existé dans les urnes. Aujourd'hui, il est éparpillé entre l'abstention, le vote utile et des listes qui ne passent pas la barre. Le récupérer, c'est le travail de la fédération.
« Les Français ne font plus confiance aux partis : en créer un de plus, c'est absurde. »
Seuls 10 % des Français font confiance aux partis (Cevipof, Fractures françaises (octobre 2025)). Justement : la fédération ne s'ajoute pas aux partis, elle en remplace la cacophonie par une seule étiquette. Et elle ouvre une porte que les partis ferment souvent : l'adhésion directe, pour les citoyens qui partagent le socle sans vouloir rejoindre aucun parti.

Rester seul, c'est garder 100 % d'un parti qui pèse 1 %. Se fédérer, c'est partager une force qui compte.

5. Notre appel

Ce que nous demandons aux partis

À tous les partis, mouvements et militants sociaux-souverainistes, gauche républicaine comme gaullistes sociaux, nous demandons trois choses concrètes :

  1. 1Garder l'esprit des rapprochements de 2027 et s'engager publiquement à le prolonger après l'élection, quel qu'en soit le résultat.
  2. 2Signer une déclaration d'intention pour la création d'une fédération sociale-souverainiste, sur la base de la charte ci-dessous, ouverte à la discussion.
  3. 3Envoyer des représentants aux états généraux qui adopteront la charte définitive, avec un vote de chaque parti membre.

Pour donner suite, il suffit de répondre au message qui vous a transmis ce dossier.

Faites circuler

Le meilleur moyen que ça bouge, c'est de partager

Un dossier qui reste dans un tiroir ne change rien. Envoyez-le aux militants, aux responsables de parti, aux élus locaux, à tous ceux qui en ont marre de voir leur famille politique éparpillée. Chaque partage compte.

6. Le droit

Pourquoi ça tient juridiquement

Une fédération de partis n'a rien d'une invention : le droit français la permet déjà. Voici les objections possibles, et les réponses.

  • « Un parti ne peut pas être composé d'autres partis. »

    Si. Les partis se forment et exercent leur activité librement. L'UDF a été pendant vingt ans une confédération de partis et d'adhérents directs (Larousse, UDF).

    Base juridique : Article 4 de la Constitution ; loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association.

  • « Un parti ne peut pas reverser son financement public à d'autres partis. »

    Les dons de personnes morales aux partis sont interdits, sauf justement ceux d'autres partis ou groupements politiques. La fédération peut donc reverser à ses membres la part qui leur revient, à condition que tout soit retracé dans ses comptes.

    Base juridique : Article 11-4 de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 relative à la transparence financière de la vie politique.

  • « Un candidat ne peut se rattacher qu'à un seul parti pour le financement public. »

    Exact, et c'est le cœur du dispositif : chaque candidat investi se rattache à la fédération. Ses voix comptent pour atteindre le seuil de 1 % dans 50 circonscriptions, puis la fédération répartit l'argent selon la clé prévue par la charte.

    Base juridique : Articles 8 et 9 de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988.

  • « Un parti membre pourrait être piégé à l'intérieur. »

    Non : la charte prévoit une sortie libre, avec un préavis, et sans possibilité de partir en pleine campagne avec les investitures. La liberté d'association comprend la liberté de ne plus adhérer.

    Base juridique : Article 4 de la loi du 1er juillet 1901 ; article 10 de la charte.

7. Le texte

La charte fédérale, prête à être signée

Un texte court : onze articles, que chaque parti peut amender avant les états généraux. Le nom est provisoire.

Charte fédérale

de la Fédération sociale et souveraine

Préambule

Nous, partis, mouvements, associations et citoyens, partageons une même conviction : la France doit rester maîtresse de ses choix, et ces choix doivent servir d'abord ceux qui travaillent, produisent et font vivre les territoires.

Divisés, nous avons laissé cette conviction sans voix. Les rapprochements engagés pour l'élection présidentielle de 2027 ont montré que l'union était possible. La présente charte la rend durable.

Elle ne fusionne personne. Elle unit ce qui nous rassemble et laisse libre tout le reste, sur le modèle des grandes fédérations d'éducation populaire.

Article 1er – Objet

Il est créé une fédération de partis et groupements politiques, d'associations et de citoyens, dénommée « Fédération sociale et souveraine ». Elle a pour objet de concourir à l'expression du suffrage en présentant et en soutenant des candidats qui adhèrent à son socle commun.

Article 2 – Membres

Peuvent être membres de la fédération : les partis et mouvements politiques, les associations, et les personnes physiques en adhésion directe. L'appartenance à la fédération est compatible avec l'appartenance à un parti membre.

Article 3 – Socle commun

Les membres s'engagent sur six principes : la souveraineté du peuple, aucun nouveau transfert de souveraineté ne pouvant intervenir sans référendum ; la production en France et la maîtrise publique de l'énergie ; des services publics présents sur tout le territoire ; un travail qui permet de vivre ; le référendum d'initiative citoyenne ; une République une, indivisible et laïque, garantissant l'égalité de tous devant la loi.

Article 4 – Liberté des membres

Chaque membre conserve son nom, ses statuts, ses dirigeants, ses ressources et la liberté de ses positions sur toute question qui ne relève pas du socle commun, sous réserve des dispositions de l'article 5.

Article 5 – Identité publique

Tout candidat investi par la fédération et tout élu membre se présente en premier lieu comme membre de la fédération, sous son nom et son emblème, sur l'ensemble de ses documents de campagne, de ses supports de communication et lors de ses interventions publiques. L'appartenance à un parti membre ne peut y figurer qu'en mention secondaire.

Dans chaque assemblée, les élus membres de la fédération constituent ou rejoignent un groupe unique. La fédération désigne ses porte-parole nationaux. Le non-respect du présent article entraîne le retrait de l'investiture.

Article 6 – Gouvernance

La fédération est administrée par un conseil fédéral composé de représentants de chaque parti membre et de représentants des adhérents directs. Aucun membre ne peut y détenir plus du tiers des voix. Le conseil élit en son sein un président pour un an, non renouvelable immédiatement. Le président représente la fédération ; il ne dispose d'aucun pouvoir de décision propre. Toutes les décisions sont prises collégialement par le conseil, qui assure la continuité de l'action.

Les décisions sont prises à la majorité simple, sauf la modification de la présente charte et l'admission ou l'exclusion d'un membre, qui requièrent la majorité des deux tiers.

Article 7 – Investitures

Pour chaque élection, la fédération investit un seul candidat par circonscription, sous l'étiquette commune, désigné par accord entre les membres présents dans la circonscription ou, à défaut, par une primaire locale ouverte aux adhérents.

Le candidat soutenu par la fédération à une élection nationale est désigné par une primaire ouverte à l'ensemble des adhérents des membres. Les candidats s'engagent à soutenir le vainqueur.

Article 8 – Financement

Les candidats investis se rattachent à la fédération. L'aide publique perçue par la fédération est reversée à hauteur de 70 % aux partis membres, au prorata des suffrages obtenus par les candidats qu'ils ont présentés, et affectée à hauteur de 30 % aux actions communes. Les comptes de la fédération sont publiés chaque année.

Article 9 – Réseau et formation

La fédération s'organise en fédérations départementales. Elle met à la disposition de ses membres une école de formation et des services communs, notamment juridiques, comptables et numériques.

Article 10 – Sortie

Tout membre peut quitter la fédération moyennant un préavis de six mois. Le retrait ne peut prendre effet entre la date de dépôt des candidatures et le second tour d'une élection à laquelle la fédération présente des candidats.

Article 11 – Révision

La présente charte est révisée par des états généraux réunis au moins tous les cinq ans, à la majorité des deux tiers des membres représentés.

Ce texte est une base de discussion, pas un texte définitif. Il deviendrait les statuts d'une association déclarée, dotée d'une association de financement agréée conformément à la loi du 11 mars 1988. Les pourcentages et seuils proposés sont des choix de ce dossier, à débattre.

Faites circuler

Le meilleur moyen que ça bouge, c'est de partager

Un dossier qui reste dans un tiroir ne change rien. Plus il circule, plus les élus devront y répondre. Envoyez-le à vos proches, à votre maire, à votre député. Chaque partage compte.

Sources

Chiffres vérifiés le 25 octobre 2026. Aucune enquête ne mesure directement l'électorat « social-souverainiste » : les ordres de grandeur sont présentés comme tels. Les règles de la charte sont des propositions de ce dossier, à débattre.