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La République des copains

Publié le 12 août 2026

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La République des copains

Dans le travail comme en politique, il y a les règles. Et puis il y a les copains. Le type normal signale un problème : on verra plus tard. Le copain du copain appelle : urgence absolue, tout le monde court. Le type normal envoie un CV. Le fils à papa, lui, envoie son nom de famille. Et après on nous explique que tout le monde a les mêmes chances. Bien sûr.


Certains naissent avec une échelle, d’autres directement avec l’ascenseur. En politique, même sketch, mais avec cravate. Emmanuel Macron : Inspection des finances, Rothschild, grands patrons, Élysée, ministère, présidence. Une carrière qui a davantage ressemblé à une fusée qu’à un parcours du combattant. Sa campagne de 2017 a ensuite récolté des millions d’euros et mobilisé un gros réseau de donateurs. Et quelques années plus tard, l’ancien banquier se retrouve surnommé « président des riches ». Quelle surprise cosmique. On ne peut pas prouver qu’un petit club de milliardaires lui a remis les clés avec une liste de courses. Mais on peut quand même se demander si certains très riches n’ont pas simplement reconnu très tôt un candidat qui leur plaisait beaucoup.

Le problème n’est pas seulement Macron. C’est cette vieille République du réseau : argent, relations, bonnes écoles, bons noms, bonnes portes. Pendant ce temps, le citoyen normal vote tous les cinq ans et retourne regarder les autres décider. Alors ras-le-bol des fils à papa, des copains du copain et des carrières qu’on nous vend comme des miracles de mérite alors qu’elles commencent souvent avec trois tours d’avance. Si certains ont le carnet d’adresses, les autres doivent au moins avoir un bouton pour reprendre la main.
Ce bouton, c’est le référendum d’initiative citoyenne.
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